Train de nuit mais pas de tout repos entre Sofia et Istanbul. Départ à 18h50. Contrôle des passeports hors du train à Svilengra (BG) à minuit en raison de la sortie de l'espace Schengen (formalités EES en vigueur depuis 2026). Nouveau contrôle des passeports et des bagages cette fois à 2h45 à Kapikule (TR). Arrivée à Istanbul-Halkali à 10h00 puis métro pour le centre ville (40').
D'Istanbul, on pourrait faire un album photos uniquement avec les mosquées - pour chaque quartier - et les chats - omniprésents et régnant en maître sur la ville.
La métropole est une vraie fourmilière hyper-organisée. Les transports publics sont incroyables avec plusieurs lignes de métro, des trams et un nombre incalculable de bus qui sillonnent tous les quartiers. Sans compter les ferries qui passent en permanence d’une rive à l’autre du Bosphore.
A l’aube, la ville est endormie et en moins d’une demi-heure tout se met en route : un flot de travailleurs emplit les métros et bus, les échoppes s’installent et les magasins ouvrent. Les cafés (turcs) sont livrés d’une enseigne à l’autre et l’odeur de torréfaction se fait sentir dans les rues.
Il est facile de se perdre dans les labyrinthes formés par les ruelles de la Corne d’or ou de Galata.
La rive anatolienne offre un visage très moderne dès qu’on s’éloigne du Bosphore : quartiers totalement nouveaux ou anciens gentrifiés, centres commerciaux luxueux financés par les monarchies du Golfe (notamment les EAU) et centre financier avec ses tours maintenant plus hautes que celles de la rive européenne.
Bien que la République soit encore laïque, on peut constater la tension avec un islam plus conservateur instillé par le parti au pouvoir (AKP de R. T. Erdogan). Beaucoup de femmes sont voilées et le jour est rythmé par les appels à la prière des muezzins.
Les Stambouliotes sont très fiers de leurs 3 équipes de foot (Besiktas, Fenerbahce et Galatasaray). Un match a lieu ce soir (samedi) et les rues et les transports publics sont remplies de supporters portant t-shirts et écharpes.