A deux pas du plus vieux bazar ottoman des Balkans, un centre-ville où d’innombrables statues de guerriers antiques, en armures dorées, et de héros nationaux côtoient des fontaines lumineuses dignes de Las Vegas. Tous ces monuments et bâtiments datent de moins de 15 ans, fruit de la volonté du gouvernement de construire une identité nationale après l'indépendance du pays et le refus obstiné de la Grèce de lui laisser utiliser le nom de Macédoine.  Même les bâtiments des régies d’état (électricité, communications…) ressemblent à de véritables temples antiques.

Sur la place de Macédoine trône une statue géante d'Alexandre le Grand sur son cheval. C'est la plus grande statue des Balkans (25 m.). Le gouvernement ne peut toutefois pas officiellement la nommer Alexandre le Grand à cause des disputes avec la Grèce. Elle s'appelle donc sobrement Statue du guerrier à cheval.

La Porte de Macédoine - arc de triomphe - a été érigée pour commémorer les 20 ans de l'indépendance.

Perchée au-dessus, la forteresse de Kale observe tout ça avec la sagesse de ses deux mille ans d'existence, probablement avec un certain amusement.

Mère Theresa est née à Skopje et un musée-mémorial retrace sa vie.

La ville a été détruite à 80% par un tremblement de terre en 1963 et le musée municipal, dans l’ancienne gare, présente des images fortes de cet événement. L’horloge en façade est restée à l’heure du séisme.

Depuis 2019, le pays porte le nom de Macédoine du nord.