Au premier abord, Athènes semble nostalgique et offre une image de ville tournée vers son passé. Tout ici ramène immanquablement vers les monuments des différentes époques, archaïque, classique ou romaine. Habilement, le pays profite de ce tourisme de masse et Athènes en subit les effets néfastes, surtout dans les quartiers de Plaka, Monastikari et Psyri.
En prenant le temps de déambuler, on peut toutefois découvrir des quartiers authentiques, voire alternatifs, grouillants de vie et moins envahis de touristes.
Tout s'articule autour de la Place Syntagma, face au parlement, lieu de rassemblement pour toutes les grandes manifestations qu'a connues le pays ces dernières décennies.
Après l’indigestion de musées historiques et des monuments antiques, Athènes propose aussi quelques très beaux écrins pour l’art moderne et contemporain.
L’agglomération est gigantesque et rares sont les hauts immeubles. Du sommet des collines, les maisons d’un blanc uniforme couvrent le paysage à l’infini. Seules les grues du port du Pirée donnent dans le lointain une touche verticale.
Si le pays est vanté pour avoir retrouvé le chemin de la croissance économique après la crise de 2009 et les sévères mesures d’austérité imposées, les inégalités sont très frappantes à Athènes. Le nombre de sans-abris et de mendiants est saisissant. Je ressens une impression similaire à celle vécue en visitant Naples : mélange de beauté et de laideur avec, parfois, une touche d’insécurité.